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Urbanisation SI


Les règles de l'urbanisme du Système d'Information : encore une contrainte de technocrates ?

Quand les règles d'urbanisme ont été définies dans une démarche strictement top-down, il est à craindre des situations de blocage dans la mise en œuvre.

 

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Le besoin de disposer d'un ensemble de règles provient toujours de la nécessité d'introduire une cohérence dans la construction du SI :

  • pour définir un cadre normalisé de référence pour la gouvernance du Système d'Information.
  • pour homogénéiser, si nécessaires, les méthodes de développement, lorsqu'il y a plusieurs directions fonctionnelles.
  • dans le cadre de fusion de sociétés, pour définir les règles de construction des futurs systèmes communs.
  • pour pouvoir disposer d'un ensemble de règles standardisées.

 

C'est le besoin de cohérence et d'efficacité qui assurera lui-même le rôle moteur de l'urbanisation du SI.

Quand les règles d'urbanisme ont été définies dans une démarche strictement top-down, il est à craindre des situations de blocage dans la mise en œuvre.

L'adoption des règles est un mécanisme progressif et cumulatif.

 

Les principes sur lesquels sont fondés les règles d'urbanisme sont :

  • alignement sur les métiers
  • cohérence
  • modularité
  • subsidiarité
  • progressivité

 

La bonne pratique est que l'ordre de grandeur du nombre de règles soit de 30.

 

Les règles d'urbanisme vont formuler ce qui exigé et ce qui est interdit, mais trop de contraintes n'est jamais bon et il faudra laisser suffisamment de souplesse aux chefs de projet.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"Nul ne sait ce qu'il peut faire avant d'avoir essayé".

Publilius Syrus 

 

 

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05/02/2017
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Quel est le budget de l'urbanisation et urbanisme du Système d'Information ?

Le niveau d'investissement en urbanisme peut se mesure par un indicateur simple.

 

budget-urbanisation-urbanisme-systeme-d-information.png

 

L'urbanisme se développe par cycles.

L'investissement dans une nouvelle infrastructure d'urbanisme est obligatoire lorsqu'il y a des dysfonctionnements, des surcoûts, des blocages ou des constats de déphasage par rapport à la stratégie.

La mise en place de cette infrastructure est progressive, car l'urbanisme ne crée pas de rupture.

 

Des investissements pour la création ou le développement d'un service d'urbanistes et les réalisations techniques sont nécessaires.

L'étape suivante est la mise en œuvre de l'urbanisme dans les projets IT, véritable consolidation de la nouvelle politique d'urbanisme.

Cette infrastructure est conçue pour une durée de vie longue, plus longue que celle des systèmes d'information qui la prennent pour base.

Un jour, il faudra la remettre en cause, pour faire face aux enjeux futurs.

 

Une nouvelle période d'investissement sera engagée, modifiant tout ou partie des bases précédentes.

Ces cycles, générations successives de politiques d'urbanisme, sont des avancées dans la maîtrise des SI.

L'urbanisme gagne en maturité :

  • 1ère étape, on se limite à cartographier le patrimoine d'un SI mal connu. Ceci permet d'éviter l'empilement systématique des composants applicatifs issus de projets opportunistes. L'urbanisme est préventif, limite la complexité, les redondances et incohérences.
  • 2ème étape, l'urbanisme, ayant gagné en crédibilité auprès des maîtres d'œuvre, peut engager la promotion des référentiels.
  • 3ème étape de maturité, l'urbanisme espère à la mise en ordre des processus, et à un meilleur alignement stratégique.

 

Les efforts budgétaires dans l'urbanisme suivent des fluctuations périodiques :

  • Instabilité incitant à privilégier le simple et jetable
  • Nécessité d'aller au plus vite pour gagner des parts de marché en phase de croissance extensive
  • Période de consolidation
  • Année de restrictions financières

 

La difficulté analytique existe car la fonction urbanisme n'a pas un périmètre immuable :

  • D'une entreprise à l'autre, il existe des variantes dans les définitions (urbaniste, architecte fonctionnel, architecte d'entreprise), dans l'organisation, dans les rôles des processus de l'urbanisme.
  • Au sein des grands groupes, des variantes existent aussi entre les diverses entités, leur organisation, et la subsidiarité ajoute un niveau de complexité pour une comptabilité analytique.
  • Les entreprises ne mettent pas en œuvre tous les processus de l'urbanisme, cela dépend du contexte et du schéma de gouvernance.

 

Un indice de maturité basé sur une échelle unique serait réducteur, car l'objectif n'est pas d'appliquer tous les processus.

Au cas par cas, l'entreprise arbitre et choisit le panier de processus pertinents.

L'indice d'urbanisation restitue mieux cette approche multiple, et ne livre aucune préconisation.

 

Le niveau d'investissement en urbanisme peut se mesurer par un indicateur simple : le rapport entre cet investissement et celui constaté dans les projets de Systèmes d'Information.

L'urbanisme ayant une nature d'infrastructure pour les Systèmes d'Information, le dénominateur est constitué uniquement du coût d'étude, de développement, de test, à l'exclusion des coûts de maintenance, et de ceux de maîtrise d'ouvrage. Il s'agit de comparer des coûts d'investissement de même nature.

 
Le ratio d'urbanisme est donc le rapport entre d'une part, les investissements en conception, développement, test dans l'urbanisme des Systèmes d'Information et, d'autre part, les frais de même type dans les projets de SI.
La fourchette est comprise entre 1 % et 5 %.

 

L'effet de levier de l'urbanisme porte sur la création de valeur.

Par son action vertueuse sur la flexibilité, la réactivité, il contribue alors directement à la stratégie.

L'urbanisme révèle et positionne certains composants du SI et objective les scénarios répondant aux aléas et stratégies du métier.

 

Si tel est le cas, un ratio d'urbanisme durablement faible, une fonction sous-configurée et incapable de répondre, en qualité, aux enjeux, pourra mettre en péril l'entreprise, bien au-delà de la performance des processus.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

« Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres. »

Aristote

 

 

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14/01/2017
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Vous êtes à la recherche des meilleurs pratiques dans le domaine de la gouvernance SI, complétez donc votre boite à outils avec CobiT

Le pragmatisme de CobiT vient de la fourniture de tableaux de correspondance permettant d'identifier l'ensemble des objectifs informatiques dérivant de chaque objectif métier, puis les processus CobiT liés aux objectifs informatiques.

 

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CobiT (Control Objectives for Information and related Technology) est un référentiel c'est à dire une boite à outils contenant les meilleures pratiques, orienté dans le domaine de la gouvernance.

 

Comme toujours on peut appliquer une approche top-down traduisant avec efficience les objectifs stratégiques d'entreprise en un ensemble d'objectifs informatiques cohérents, eux même alimentés par un ensemble de processus CobiT.

 

Le pragmatisme de CobiT vient de la fourniture de tableaux de correspondance permettant d'identifier l'ensemble des objectifs informatiques dérivant de chaque objectif métier, puis les processus CobiT liés aux objectifs informatiques.

 

CobiT fournit la démarche concernant les technologies, les applications, les compétences, l'architecture technique, l'efficience et la conformité  des exigences métiers, la gouvernance et enfin l'analyse de la maturité des processus.

 

L'approche bottom-up quand à elle, permet un audit d'objectifs CobiT, d'identifier les forces et les faiblesses informatiques et les impacts éventuels sur les métiers. La DSI a donc à sa disposition, un excellent outil d'analyse de risques. 

 

Lors d'une mission pour un service public, la DSI avait demandé une étude sur l'efficience de la gouvernance de son SI suite à une fusion. Les processus CobiT furent passés en revue pour déterminer ceux qui étaient prioritaires. Dans le domaine "Planifier et Organiser (PO)", les processus "Définir un plan stratégique informatique (PO1)", "Définir l'architecture de l'information (PO2)", "Gestion des risques (PO9)", et dans le domaine "Distribuer et soutenir (DS)", le processus "Gérer les services de Tiers (DS2)" fut identifié.

 

L'étape suivante a consisté à analyser leur degré de maturité grâce à la vérification de leur mise place, leur formalisation, leur diffusion, l'outillage, les métriques et s'il existait une démarche d'amélioration continue. Une notation (0 à 5) est attribuée en fonction du modèle CobiT. Pour chaque processus, la maturité mesurée du client est mise en perspective par rapport à l’état de l’art d’une part (la moyenne constatée dans un échantillon représentatif d’entreprises) et par rapport aux entreprises les plus en avance dans le domaine (best of breed) d’autre part.

 

Concernant le processus "Définir un plan stratégique informatique (PO1)", les points positifs étaient qu'un schéma directeur était réalisé selon une méthode formelle avec une organisation dédiée et que le processus était formalisé, planifié, partagé par les parties prenantes et notamment les métiers qui avaient validé le fait que leurs exigences étaient bien prises en compte. Le point négatif fut que le schéma directeur devait être révisé un an après sa réalisation, ce qui ne fut pas le cas.

 

Pour le processus "Gérer les services de Tiers (DS2)", aucun processus formalisé fut identifié, ce qui expliqua en partie les surcoûts exorbitants de certains développements qui dépassaient de plus de 3 fois les pratiques usuelles du marché !

 

A chaque phase, une remise en question des objectifs définis et du niveau de maturité de chacun des processus est donc effectuée afin que le SI soit le mieux aligné avec la stratégie de l'organisation. Attention, ce n'est pas magique, vous ne trouverez pas de remèdes miracles, c'est à dire que CobiT ne précise pas le "comment" (comme le font du reste les normes !), et il faudra alors se tourner vers d'autres référentiels comme CMMi, ITIL ou eSCM et c'est du reste une tendance des plus en vogue qui est d'utiliser le meilleur de chaque référentiel, nous y reviendrons dans un prochains épisode.

 

Rhona Maxwel

@rhona_maxwel

 

 

"Les amoureux campent rarement sur leurs positions : ils passent vite de l’inclination du cœur à l’inclinaison des corps..."

Daniel Confland

 

 

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14/12/2016
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Sur quels critères doivent reposer les indicateurs d'urbanisation d'un système d'information ?

La manière dont chaque composante du processus d'urbanisation est mise en œuvre est caractérisée par plusieurs axes et critères.

 

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urbanisation-systeme-d-information-tableau-processus-indice.png

 

Les indicateurs des processus d'urbanisation du SI

 

Rhona Maxwel

@rhona_maxwel

 

"Le bonheur n'accepte comme conjointe que la réalité."

Daniel Desbiens

 

 

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La méthode top-down dans l'urbanisme du Sytème d'Information


10/12/2016
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La méthode top-down dans l'urbanisme du Sytème d'Information

La méthode top-down part de la stratégie d'entreprise, pour en déduire les objectifs métiers, les processus métiers, le système d'information et enfin le système informatique.

 

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 Classiquement, le plan d'urbanisme est constitué de 4 couches qui doivent être cartographiées.

  

En haut, juste en dessous de la stratégie d'entreprise qui ne fait pas partie de l'urbanisation du SI, on trouve la cartographie métier avec les processus métiers et leurs événements déclencheurs, puis en dessous, la cartographie fonctionnelle structurant le système d'information avec des blocs fonctionnels, un niveau encore en dessous, on trouve la cartographie applicative constituée de composants applicatifs du système informatique et enfin tout en bas la cartographie technique représentant l'infrastructure technique du système informatique.

 

La méthode top-down part de la stratégie d'entreprise, pour en déduire les objectifs métiers, les processus métiers, le système d'information et enfin le système informatique.

 

Le postulat étant que la couche supérieure à celle qui est modifiée, est invariante, sinon on s'expose à un risque de divergence. 

 

Toute intervention dans l'urbanisation du SI est opérée sur la couche n immédiatement en dessous de celle n+1 qui doit rester invariante. La couche n-1 doit subir toutes les modifications pour remplir les besoins de la couche n et ainsi de suite. Il est possible qu'une couche remplisse déjà les besoins de la couche supérieure, auquel cas elle ne subira aucune modification. 

 

Prenons l'exemple de la direction générale d'une mutuelle qui adopte une stratégie de lutte renforcée contre la fraude. Le schéma directeur défini sur 3 ans, bien qu'il puisse être révisé tous les ans, est considéré comme invariant. La première couche non invariante est la couche métier. En effet, le processus métier de remboursement d'actes de santé est modifié.

En fonction de certaines règles, comme plus de 3 consultations chez un généraliste dans la même journée, un rejet sera généré pour un traitement manuel. On voit que non seulement le processus métier est modifié mais aussi l'organisation avec un changement important pour le travail du gestionnaire. Il faudra modifié la couche fonctionnelle avec des classes et des services métiers spécifiques.

 

La couche applicatives devra implémenter ces classes et ces services et assurer la communication avec les autres blocs applicatifs comme le paiement, le juridique, ...

  

La couche technique ne sera peut être pas impactée, car elle possède déjà un ESB (Enterprise Serial Bus) permettant la communication entre les blocs.

 

La méthode bottom-up, consiste à intervenir sur une couche pour en améliorer le fonctionnement.

Cette opération peut faire émerger des opportunités de modification à la couche supérieure. Elle part du principe que dans tout système défini, il peut y avoir des évènements qui remettent en cause les principes établis. 

Généralement ces évènements sont extérieurs à l’entreprise, d’ordre technologique mais aussi économique (fusions ou acquisitions) ou réglementaire (obligation de mise en place d’une norme européenne).

  

Et comme bien souvent ce n'est pas l'une ou l'autre qui est privilégiée mais bien un mixte des 2 méthodes.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

  

"Le paradoxe du travail, c'est que l'on ne travaille, en fin de compte, que pour le supprimer."
Boris Vian


08/12/2016
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