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Architecture technique SOA


4/11 Projet informatique : passer du moyen âge à l'ère industrielle. Résolvez l'équation : ROI = SOA

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SOA (Service Oriented Architecture) permet un véritable alignement entre les objectifs stratégiques de la direction générale et les technologies de la DSI. Cette traçabilité entre les services fonctionnels et leurs implémentations permettra d'obtenir les investissements et leurs bénéfices à moyen terme.

 

Pendant la tempête, maintenez la voilure sinon gare au naufrage.
La récession menace, il est difficile alors pour les DSI de convaincre la direction générale des bienfaits des SOA (Service Oriented Architecture). La stratégie générale est de geler les projets et d'attendre la reprise économique plutôt que d'investir dans de nouvelles pratiques aussi bonnes soient elles. Comme tout le monde va faire pareil, il est urgent de prendre le contre pied pour se différencier et trouver de nouveaux moyens pour accomplir les objectifs stratégiques d'expansion de l'entreprise.
Les applications existantes correspondent aux lignes d'activités verticales sans sans réelle communication entre elles avec de nombreux modules fonctionnels en double.
Le découpage en services réutilisables, composables permet de rendre les technologies comme une expression concrète des processus d'entreprise - et non comme un ensemble disjoint de
systèmes représentant chacun un fragment de processus. Parallèlement, les processus métiers sont encapsulés et peuvent ainsi faire l'objet de mesures et d'analyses de pertinence.
Les applications informatiques sont réalisées avec des méthodes antédiluviennes ou on conçoit des nouveaux composants alors qu'ils existent par ailleurs faute d'avoir un catalogue efficient des services déjà réalisés et des technologies permettant de les utiliser.
Imaginez Apple, obligé de recréer processeur, écran, batterie, appareil photo, système d'exploitation, applications à chaque fois qu'un nouveau modèle d'iphone sort sur le marché.
Les processus peuvent alors être exprimés comme un ensemble de services assemblés (ou « orchestrés ») constituant un processus complet. Les contrats gouvernant les services intègrent des mécanismes pour mesurer les performances générales et vis-à-vis d’indicateurs clés. Mais ils mesurent aussi la conformité avec les engagements de qualité de service (SLA). Ces éléments quantitatifs permettent de mettre en lumière des opportunités d'améliorations et de réaliser une boucle d’itération pour aligner les systèmes d'information sur les besoins métiers.
L'augmentation du "time to market" c'est-à-dire la rapidité à laquelle on met une nouvelle fonctionnalité à la disposition du métier permet de renforcer la communication entre la DSI et les grands domaines fonctionnels. L'osmose produite entre technologie et besoins fonctionnels permet à la DSI d'obtenir plus facilement l’adhésion des directions métier dans le cadre d'un partenariat stratégique.
Le développement par ligne d'activité conduit à des applications en silos qui réduisent la visibilité et complexifient les processus transverses. Pour pallier au manque de transversalité, on crée des comités d'architecture qui se focalisent sur des solutions techniques sans avoir une autorité suffisante pour faire appliquer leurs recommandations. Ces organes doivent bénéficier de prérogatives étendues de gouvernance et instaurer un mécanisme de définition, déploiement, pilotage et administration d’accès standardisés aux fonctionnalités d’entreprise – avec une granularité et une visibilité adaptées aux différentes communautés d’utilisateurs. Seule une architecture de service idoine, associée à des principes de gouvernance renforcée, permet de développer une plate-forme de déploiement adaptée.
Mais la question qui nous préoccupe est le retour sur investissement. La collaboration renforcée entre le métier et le technique est rendu possible par l'amélioration en continu des processus et la réalisation de services métier. On peut donc quantifier la contribution de la DSI aux métiers, de calculer le rapport coûts/bénéfices service par service.
Bien sur on a les traditionnels avantages informatiques comme la réutilisabilité, l'évolutivité, la maintenabilité, la portabilité, la documentation, … Mais la ou on aura un réel bénéfice c'est au niveau de la valeur créée pour les clients permettant de les fidéliser et d'améliorer l'image de la société.
Il faudra savoir attendre ces retours sur investissement qui se concrétisent sur plusieurs années lorsque les services commencent à être mutualisés. Mais pour surfer sur la vague ne faut il pas se lancer et prendre de la vitesse au bon moment.  


Voir aussi le site :

Abandonnez le classicisme, relookez votre SI


15/08/2014
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