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Urbanisation SI


Et lorsqu'une contrainte oblige à ne pas respecter les règles d'urbanisme des SI, que se passe t'il ?

Les référencements, l'intégrations des nouvelles lois, les innovations des concurrents, la pression des clients ou des actionnaires amène à mettre en place des fonctionnalités rapidement au détriment de la conformité des règles d'urbanisme du SI.

 

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Le projet doit financer la ( "quick and dirty" ) solution à court terme ainsi que la migration vers la situation cible.

Cette migration, qui n'est pas soumise aux mêmes contraintes de planning, a pour but de restaurer la capacité du système à être flexible.

De cette façon, le besoin d'être réactif est satisfait et la capacité à le rester est maintenue.

 

La rentabilité du projet ne peut être remise en cause par le financement de la situation cible, sinon on pourrait se poser la question si le projet est réellement rentable ?

Comment seront gérer les surcoûts dus aux difficultés de maintenance et d'évolution engendrés par cette solution non conforme ?

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme"

Victor Hugo

 

 

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10/07/2017
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Édicter des règles d'urbanisme du SI c'est bien, les faire appliquer c'est encore mieux.

Plus la mise en œuvre des règles se fait en amont et apporte des solutions aux projets, plus grande est l'efficacité .

 

Urbanisation-si-management-de-l-urbanisation-de-si.gif

 

Les règles concernant le management de l'urbanisation abordent les aspect organisation, formation, mesure de la progression dans l'urbanisation, insertion de l'urbanisme dans la gouvernance et fixent les instances légitimes pour étudier les aspects d'urbanisme.

 

Règle de management de l'urbanisation de SI : chaque unité organisationnelle possède un comité stratégique d'urbanisme métier et d'un comité opérationnel pour vérifier la conformité des projets par rapport à la stratégie d'urbanisation.

 

On le sait, sans le contrôle, on risque que les règles ne soient pas appliquées, car bien souvent les chefs de projets les voient comme des contraintes et des coûts supplémentaires.

 

Voici quelques solutions pour faire appliquer les règles d'urbanisme de SI :

  • formation des acteurs projets
  • livrable spécifique d'urbanisme dans la méthodologie d'entreprise
  • coaching des équipes
  • participation des urbanistes aux phase cruciales des projets
  • bilan de fin de phase
  • utilisation comités spécifique
  • audit projet

 

Toute la subtilité, consistera dans le positionnement du curseur entre les exigences et leurs contrôles, l'incitatif et le répressif, entre la règle et les exceptions.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"Un moment de patience peut préserver de grands malheurs, un moment d'impatience, détruire toute une vie."

Proverbe chinois

 

 

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10/07/2017
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Les règles d'urbanisme du SI : maîtriser les échanges inter-applications

A l'intérieur d'un Système d'information, les échanges de données entre blocs fonctionnels n'appartenant pas au même domaine ne se font pas en point à point mais passent par l'intermédiaire du domaine fonctionnel « Zone d'échanges ».

 

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Chaque application développe une fois l'accès au système d'échanges au lieu de développer un lien de/vers chacune des autres applications.

 

Une solution consiste à mettre en place un bus logiciel ( ESB Enterprise Service Bus ).

 

Les enjeux majeurs de l'urbanisation des SI sont la flexibilité, l'évolutivité et la maintenabilité des SI.

 

Au niveau de l'architecture applicative, les blocs applicatifs issus de la cartographie applicative doivent communiquer entre eux par envoi de message traduit généralement dans un langage pivot c'est-à-dire le langage métier commun à tous les domaines de l'entreprise.

 

Une des règles de l'urbanisme des SI est qu'un bloc possède une interface offerte à l'extérieur pour qu'elle puisse communiquer avec lui.

 

Ces interfaces se traduisent bien souvent par des services. Les blocs applicatifs se branchent sur un intermédiateur bien souvent un bus logiciel (ESB Enterprise Service Bus et pas Encéphalopathie Spongiforme Bovine).

 

L'intérêt est multiple. Un seul adaptateur est requis pour connecter un bloc sur le bus et pouvoir communiquer avec les n-1 autres blocs au lieu des n x (n - 1)/2 liens si on devait les relier tous directement en point à point. Le gain est énorme sauf si cela coûte plus cher de développer un adaptateur spécifique que de mettre en place toutes les combinaisons de liens possibles.

 

Heureusement les ESB du marché (open source ou commerciaux) sont livrés avec tous les types d'adaptateurs sur étagère. Ils correspondent à tous les protocoles standards (HTTP, …) et permettent de faire des transformations faciles d'un modèle de données métier spécifique vers le langage métier pivot.

 

Les points d'attention concernent la scalabilité, la disponibilité et la redondance ainsi que les outils de monitoring (BAM Business Activity Monitoring), de diagnostique et de reprise sur erreur. Autre avantage, l'ESB permet de séparer complétement la partie logique de la partie technique. A charge de l'ESB de gérer les transformations des formats de données dans les 2 sens, l'acheminement, le routage, la sécurité, le reporting d'exploitation et les SLA (Service Level Agreement = contrat de service comme l'engagement sur les temps de réponse, …).

 

L'ESB peut être intégré avec un moteur de processus exécutable métier et un moteur de règle métier.

Le premier permet d'automatiser les enchaînement des activités humaines et informatisées et la réorchestration de ces activités de manière agile et flexible.

Le deuxième permet d'injecter des règles de routage dans le processus métier ainsi que des nouvelles règles métier liées à des évolutions du marché, de la concurrence ou légales.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"A ta naissance, tout le monde rit et tu es le seul à pleurer. Conduis ta vie de façon à ce qu'à ta mort tout le monde pleure et que tu sois le seul à sourire."

Confucius

 

 

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10/07/2017
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Mais dans la vrai vie, qu'est ce qu'il y a dans les règles d'urbanisme du Système d'Information ?

Dans la démarche d'urbanisation, cela dépend de chaque organisation, les règles d'urbanisme d'un SI couvrent tout ou partie du spectre de l'urbanisation, certaines sont obligatoires et d'autres de simples recommandations.

 

regles-urbanisme-si-0.jpg

 

Des règles portent sur la manière de définir les domaines fonctionnels. Elles prévoient de respecter les propriétés d'indépendance des blocs, de séparation entre domaines métier et domaine de support, …

 

D'autres règles d'urbanisme du SI traitent les cartographies :

  • Quelles cartographies sont exigées ?
  • Quelle granularité ?
  • Quels outils doivent être utilisés ?
  • Quels acteurs en sont responsables ?
  • Quelles sont les fréquences des mises à jour ?

 

Ces règles s'appliquent aux principales cartographies :
 

  • Cartographie fonctionnelle : elle décompose le périmètre de l'entreprise en domaines métiers. En principe cette cartographie évolue peu car elle reflète l'activité de l'entreprise et non son organisation . Cette cartographie est essentielle à l'urbanisme du SI car elle sert d'ossature à toute description et action sur le SI.
     
  • Cartographie métier : elle décrit les étapes des processus métiers majeurs de l'entreprise et leurs principaux échanges. Le grain de description peut être variable. Certaines contraintes, par exemple d'ordre réglementaire, peuvent nécessiter une description fine des processus. Pour d'autres cas, un niveau plus agrégé est suffisant.
     
  • Cartographie applicative : elle reporte de manière exhaustive les applications et leurs liens.
     
  • Cartographie technique : elle reporte les infrastructure techniques qui supportent les applications (serveurs, réseaux, …).

 

Pour les projets, ces règles établissent le paysage dans lequel devront s'insérer leurs développements. Elles déterminent aussi les documentations qu'il faut mettre à jour pour actualiser ce paysage.

 

Exemple de règles d'urbanisme :
Pour chaque domaine métier, une cartographie des applications existe et est mise à jour par les projets.

 

Concernant la mise sous contrôle des référentiels, des règles d'urbanisme du SI doivent stipuler :

  • La nécessité de se raccorder aux référentiels existants
  • Dans quels cas il convient de créer un référentiel
  • Les règles de gestion de ces référentiels

 

Exemple de règles d'urbanisme :
Un référentiel de données d'entreprise ne doit pas être géré dans une application spécifique opérationnelle. Dans le cas d'un ERP (Enterprise Ressource Planning), la gestion d'un référentiel au sein de l'ERP doit être murement réfléchi pour des raisons d'interopérabilité, des risques liés à un système propriétaire, …

 

Les règles d'urbanisme du SI pour la définition des cibles s'attachent à garantir l'existence de cibles métier et cibles d'urbanisme, sans interférer sur le contenu même de ces cibles. Des règles peuvent aussi prévoir les modalités de définition, de mise à jour et de validation des cibles fonctionnelles et techniques.

 

L'élaboration des cibles SI est l'occasion de lever la tête, afin de formuler les évolutions métiers sur le moyen/long terme et en déduire les adaptations du SI. La définition des cibles est le moyen d'améliorer l'efficacité dans la prise en compte des évolutions futures.

 

Exemple de règles d'urbanisme :
Par domaine métier, une cible fonctionnelle existe et est validée par le métier.

 

Les règles de construction de SI s'adressent aux projets. Elles vont leur garantir une bonne insertion dans le SI et une bonne capacité d'évolution. Par exemple :

  • Obligation, pour un module, d'être dans un et un seul domaine métier
  • Usage des référentiels
  • Nécessité de distinguer ce qui outille les processus métiers, le décisionnel, la gestion des ressources, la sécurité, …
  • Nécessité d'isoler les mécanismes d'échanges
  • Règles d'architecture technique (technologie, composants, …)

 

règles-d-urbanisme-du-système-d-information-1.PNG
 

 

Elles simplifient les projets, leur maintenance et leur appréhension par les acteurs SI

 

Exemple de règles d'urbanisme :
- La construction de tout nouveau système applicatif respecte un modèle en n couches
- Deux applications relatives à deux activités différentes ne peuvent pas gérer une même donnée en accès CRUD (Create, Read, Update, Delete)
- Une application métier utilise des services pour réaliser les fonctions : échanges, données référentielles, sécurité, décisionnel, gestion des ressources nécessaires au processus métier.
 

 

 

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Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"Ayant médité la douceur et la compassion, j'ai oublié la différence entre moi et les autres."

Milarepa

 

 

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02/07/2017
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Les règles de l'urbanisme du Système d'Information : encore une contrainte de technocrates ?

Quand les règles d'urbanisme ont été définies dans une démarche strictement top-down, il est à craindre des situations de blocage dans la mise en œuvre.

 

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Le besoin de disposer d'un ensemble de règles provient toujours de la nécessité d'introduire une cohérence dans la construction du SI :

  • pour définir un cadre normalisé de référence pour la gouvernance du Système d'Information.
  • pour homogénéiser, si nécessaires, les méthodes de développement, lorsqu'il y a plusieurs directions fonctionnelles.
  • dans le cadre de fusion de sociétés, pour définir les règles de construction des futurs systèmes communs.
  • pour pouvoir disposer d'un ensemble de règles standardisées.

 

C'est le besoin de cohérence et d'efficacité qui assurera lui-même le rôle moteur de l'urbanisation du SI.

Quand les règles d'urbanisme ont été définies dans une démarche strictement top-down, il est à craindre des situations de blocage dans la mise en œuvre.

L'adoption des règles est un mécanisme progressif et cumulatif.

 

Les principes sur lesquels sont fondés les règles d'urbanisme sont :

  • alignement sur les métiers
  • cohérence
  • modularité
  • subsidiarité
  • progressivité

 

La bonne pratique est que l'ordre de grandeur du nombre de règles soit de 30.

 

Les règles d'urbanisme vont formuler ce qui exigé et ce qui est interdit, mais trop de contraintes n'est jamais bon et il faudra laisser suffisamment de souplesse aux chefs de projet.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"Nul ne sait ce qu'il peut faire avant d'avoir essayé".

Publilius Syrus 

 

 

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05/02/2017
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Quel est le budget de l'urbanisation et urbanisme du Système d'Information ?

Le niveau d'investissement en urbanisme peut se mesure par un indicateur simple.

 

budget-urbanisation-urbanisme-systeme-d-information.png

 

L'urbanisme se développe par cycles.

L'investissement dans une nouvelle infrastructure d'urbanisme est obligatoire lorsqu'il y a des dysfonctionnements, des surcoûts, des blocages ou des constats de déphasage par rapport à la stratégie.

La mise en place de cette infrastructure est progressive, car l'urbanisme ne crée pas de rupture.

 

Des investissements pour la création ou le développement d'un service d'urbanistes et les réalisations techniques sont nécessaires.

L'étape suivante est la mise en œuvre de l'urbanisme dans les projets IT, véritable consolidation de la nouvelle politique d'urbanisme.

Cette infrastructure est conçue pour une durée de vie longue, plus longue que celle des systèmes d'information qui la prennent pour base.

Un jour, il faudra la remettre en cause, pour faire face aux enjeux futurs.

 

Une nouvelle période d'investissement sera engagée, modifiant tout ou partie des bases précédentes.

Ces cycles, générations successives de politiques d'urbanisme, sont des avancées dans la maîtrise des SI.

L'urbanisme gagne en maturité :

  • 1ère étape, on se limite à cartographier le patrimoine d'un SI mal connu. Ceci permet d'éviter l'empilement systématique des composants applicatifs issus de projets opportunistes. L'urbanisme est préventif, limite la complexité, les redondances et incohérences.
  • 2ème étape, l'urbanisme, ayant gagné en crédibilité auprès des maîtres d'œuvre, peut engager la promotion des référentiels.
  • 3ème étape de maturité, l'urbanisme espère à la mise en ordre des processus, et à un meilleur alignement stratégique.

 

Les efforts budgétaires dans l'urbanisme suivent des fluctuations périodiques :

  • Instabilité incitant à privilégier le simple et jetable
  • Nécessité d'aller au plus vite pour gagner des parts de marché en phase de croissance extensive
  • Période de consolidation
  • Année de restrictions financières

 

La difficulté analytique existe car la fonction urbanisme n'a pas un périmètre immuable :

  • D'une entreprise à l'autre, il existe des variantes dans les définitions (urbaniste, architecte fonctionnel, architecte d'entreprise), dans l'organisation, dans les rôles des processus de l'urbanisme.
  • Au sein des grands groupes, des variantes existent aussi entre les diverses entités, leur organisation, et la subsidiarité ajoute un niveau de complexité pour une comptabilité analytique.
  • Les entreprises ne mettent pas en œuvre tous les processus de l'urbanisme, cela dépend du contexte et du schéma de gouvernance.

 

Un indice de maturité basé sur une échelle unique serait réducteur, car l'objectif n'est pas d'appliquer tous les processus.

Au cas par cas, l'entreprise arbitre et choisit le panier de processus pertinents.

L'indice d'urbanisation restitue mieux cette approche multiple, et ne livre aucune préconisation.

 

Le niveau d'investissement en urbanisme peut se mesurer par un indicateur simple : le rapport entre cet investissement et celui constaté dans les projets de Systèmes d'Information.

L'urbanisme ayant une nature d'infrastructure pour les Systèmes d'Information, le dénominateur est constitué uniquement du coût d'étude, de développement, de test, à l'exclusion des coûts de maintenance, et de ceux de maîtrise d'ouvrage. Il s'agit de comparer des coûts d'investissement de même nature.

 
Le ratio d'urbanisme est donc le rapport entre d'une part, les investissements en conception, développement, test dans l'urbanisme des Systèmes d'Information et, d'autre part, les frais de même type dans les projets de SI.
La fourchette est comprise entre 1 % et 5 %.

 

L'effet de levier de l'urbanisme porte sur la création de valeur.

Par son action vertueuse sur la flexibilité, la réactivité, il contribue alors directement à la stratégie.

L'urbanisme révèle et positionne certains composants du SI et objective les scénarios répondant aux aléas et stratégies du métier.

 

Si tel est le cas, un ratio d'urbanisme durablement faible, une fonction sous-configurée et incapable de répondre, en qualité, aux enjeux, pourra mettre en péril l'entreprise, bien au-delà de la performance des processus.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

« Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres. »

Aristote

 

 

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14/01/2017
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Vous êtes à la recherche des meilleurs pratiques dans le domaine de la gouvernance SI, complétez donc votre boite à outils avec CobiT

Le pragmatisme de CobiT vient de la fourniture de tableaux de correspondance permettant d'identifier l'ensemble des objectifs informatiques dérivant de chaque objectif métier, puis les processus CobiT liés aux objectifs informatiques.

 

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CobiT (Control Objectives for Information and related Technology) est un référentiel c'est à dire une boite à outils contenant les meilleures pratiques, orienté dans le domaine de la gouvernance.

 

Comme toujours on peut appliquer une approche top-down traduisant avec efficience les objectifs stratégiques d'entreprise en un ensemble d'objectifs informatiques cohérents, eux même alimentés par un ensemble de processus CobiT.

 

Le pragmatisme de CobiT vient de la fourniture de tableaux de correspondance permettant d'identifier l'ensemble des objectifs informatiques dérivant de chaque objectif métier, puis les processus CobiT liés aux objectifs informatiques.

 

CobiT fournit la démarche concernant les technologies, les applications, les compétences, l'architecture technique, l'efficience et la conformité  des exigences métiers, la gouvernance et enfin l'analyse de la maturité des processus.

 

L'approche bottom-up quand à elle, permet un audit d'objectifs CobiT, d'identifier les forces et les faiblesses informatiques et les impacts éventuels sur les métiers. La DSI a donc à sa disposition, un excellent outil d'analyse de risques. 

 

Lors d'une mission pour un service public, la DSI avait demandé une étude sur l'efficience de la gouvernance de son SI suite à une fusion. Les processus CobiT furent passés en revue pour déterminer ceux qui étaient prioritaires. Dans le domaine "Planifier et Organiser (PO)", les processus "Définir un plan stratégique informatique (PO1)", "Définir l'architecture de l'information (PO2)", "Gestion des risques (PO9)", et dans le domaine "Distribuer et soutenir (DS)", le processus "Gérer les services de Tiers (DS2)" fut identifié.

 

L'étape suivante a consisté à analyser leur degré de maturité grâce à la vérification de leur mise place, leur formalisation, leur diffusion, l'outillage, les métriques et s'il existait une démarche d'amélioration continue. Une notation (0 à 5) est attribuée en fonction du modèle CobiT. Pour chaque processus, la maturité mesurée du client est mise en perspective par rapport à l’état de l’art d’une part (la moyenne constatée dans un échantillon représentatif d’entreprises) et par rapport aux entreprises les plus en avance dans le domaine (best of breed) d’autre part.

 

Concernant le processus "Définir un plan stratégique informatique (PO1)", les points positifs étaient qu'un schéma directeur était réalisé selon une méthode formelle avec une organisation dédiée et que le processus était formalisé, planifié, partagé par les parties prenantes et notamment les métiers qui avaient validé le fait que leurs exigences étaient bien prises en compte. Le point négatif fut que le schéma directeur devait être révisé un an après sa réalisation, ce qui ne fut pas le cas.

 

Pour le processus "Gérer les services de Tiers (DS2)", aucun processus formalisé fut identifié, ce qui expliqua en partie les surcoûts exorbitants de certains développements qui dépassaient de plus de 3 fois les pratiques usuelles du marché !

 

A chaque phase, une remise en question des objectifs définis et du niveau de maturité de chacun des processus est donc effectuée afin que le SI soit le mieux aligné avec la stratégie de l'organisation. Attention, ce n'est pas magique, vous ne trouverez pas de remèdes miracles, c'est à dire que CobiT ne précise pas le "comment" (comme le font du reste les normes !), et il faudra alors se tourner vers d'autres référentiels comme CMMi, ITIL ou eSCM et c'est du reste une tendance des plus en vogue qui est d'utiliser le meilleur de chaque référentiel, nous y reviendrons dans un prochains épisode.

 

Rhona Maxwel

@rhona_maxwel

 

 

"Les amoureux campent rarement sur leurs positions : ils passent vite de l’inclination du cœur à l’inclinaison des corps..."

Daniel Confland

 

 

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14/12/2016
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Sur quels critères doivent reposer les indicateurs d'urbanisation d'un système d'information ?

La manière dont chaque composante du processus d'urbanisation est mise en œuvre est caractérisée par plusieurs axes et critères.

 

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Les indicateurs des processus d'urbanisation du SI

 

Rhona Maxwel

@rhona_maxwel

 

"Le bonheur n'accepte comme conjointe que la réalité."

Daniel Desbiens

 

 

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La méthode top-down dans l'urbanisme du Sytème d'Information


10/12/2016
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La méthode top-down dans l'urbanisme du Sytème d'Information

La méthode top-down part de la stratégie d'entreprise, pour en déduire les objectifs métiers, les processus métiers, le système d'information et enfin le système informatique.

 

urbanisme-systeme-d-information-methode-top-down.jpg

 

 Classiquement, le plan d'urbanisme est constitué de 4 couches qui doivent être cartographiées.

  

En haut, juste en dessous de la stratégie d'entreprise qui ne fait pas partie de l'urbanisation du SI, on trouve la cartographie métier avec les processus métiers et leurs événements déclencheurs, puis en dessous, la cartographie fonctionnelle structurant le système d'information avec des blocs fonctionnels, un niveau encore en dessous, on trouve la cartographie applicative constituée de composants applicatifs du système informatique et enfin tout en bas la cartographie technique représentant l'infrastructure technique du système informatique.

 

La méthode top-down part de la stratégie d'entreprise, pour en déduire les objectifs métiers, les processus métiers, le système d'information et enfin le système informatique.

 

Le postulat étant que la couche supérieure à celle qui est modifiée, est invariante, sinon on s'expose à un risque de divergence. 

 

Toute intervention dans l'urbanisation du SI est opérée sur la couche n immédiatement en dessous de celle n+1 qui doit rester invariante. La couche n-1 doit subir toutes les modifications pour remplir les besoins de la couche n et ainsi de suite. Il est possible qu'une couche remplisse déjà les besoins de la couche supérieure, auquel cas elle ne subira aucune modification. 

 

Prenons l'exemple de la direction générale d'une mutuelle qui adopte une stratégie de lutte renforcée contre la fraude. Le schéma directeur défini sur 3 ans, bien qu'il puisse être révisé tous les ans, est considéré comme invariant. La première couche non invariante est la couche métier. En effet, le processus métier de remboursement d'actes de santé est modifié.

En fonction de certaines règles, comme plus de 3 consultations chez un généraliste dans la même journée, un rejet sera généré pour un traitement manuel. On voit que non seulement le processus métier est modifié mais aussi l'organisation avec un changement important pour le travail du gestionnaire. Il faudra modifié la couche fonctionnelle avec des classes et des services métiers spécifiques.

 

La couche applicatives devra implémenter ces classes et ces services et assurer la communication avec les autres blocs applicatifs comme le paiement, le juridique, ...

  

La couche technique ne sera peut être pas impactée, car elle possède déjà un ESB (Enterprise Serial Bus) permettant la communication entre les blocs.

 

La méthode bottom-up, consiste à intervenir sur une couche pour en améliorer le fonctionnement.

Cette opération peut faire émerger des opportunités de modification à la couche supérieure. Elle part du principe que dans tout système défini, il peut y avoir des évènements qui remettent en cause les principes établis. 

Généralement ces évènements sont extérieurs à l’entreprise, d’ordre technologique mais aussi économique (fusions ou acquisitions) ou réglementaire (obligation de mise en place d’une norme européenne).

  

Et comme bien souvent ce n'est pas l'une ou l'autre qui est privilégiée mais bien un mixte des 2 méthodes.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

  

"Le paradoxe du travail, c'est que l'on ne travaille, en fin de compte, que pour le supprimer."
Boris Vian


08/12/2016
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Objectifs des indicateurs du processus d'urbanisation du Système d'Information

Les 6 commandements de la démarche d'urbanisation du Système d'Information.

 

processus-urbanisation-systeme-d-information-indice-urbanisation-01.png

  

Ce qu'il faut mesurer pour connaître la progression du processus d'urbanisation du Système d'Information.

 

Objectif 1 :

Connaître le SI existant. Cette connaissance, qui est indispensable pour faire évoluer le système d'information, porte à la fois sur les processus métiers et les applications du SI. Elle fait l'objet de référentiels cartographiques, dont la mise à jour doit accompagner les changements apportés au SI.

 

Objectif 2 :

Gérer les référentiels majeurs pour l'entreprise. L'existence au sein d'un SI, de multiples bases de données ou fichiers contenant des données semblable, mais loin d'être identiques, est toujours un facteur de complexité ou de surcout.

Cet objectif permet d'évalue si les données métier de référence sont défini de façon unique et connue de tous, si la responsabilité de chaque référentiel est attribué à une maîtrise d'ouvrage identifiée. Enfin, il permet de vérifier si les dispositifs de gestion des données de référence permettent d'en assurer la qualité, la cohérence et la disponibilité.

 

Objectif 3 :

Disposer de cibles pour l'évolution du SI. L'élaboration de ces cibles fonctionnelles, applicatives et techniques permet d'une par de s'assurer que la réalisation des nouveaux projets s'inscrit bien dans le cadre de ces cibles.

Permet de s'assurer en permanence que ces cibles sont en harmonie avec la stratégie de l'entreprise.

 

Objectif 4 :

Maîtriser une construction du SI pour l'ensemble de l'entreprise. Pour atteindre ces cibles, il faut définir et mettre en œuvre un plan de migration ou road map, élaborer et diffuser des règles d'urbanisme applicables par les équipes de projets (maîtrises d'ouvrage et maîtrise d'œuvre).

Grâce à un accompagnement permanent des projets par les urbanistes, il faut en outre s'assurer que ces règles sont effectivement appliquées dès la première étude amont.

 

Objectif 5 :

Maîtriser la complexité des flux d'échanges d'informations. L'indicateur portera sur la description des flux inter-applicatif, la standardisation de ces échanges, au moins pour les données majeures de l'entreprise.

Il faut vérifier la mise en place, l'administration et la maintenance de dispositifs d'échanges mutualisés.

 

Objectif 6 :

Piloter et supporter l'urbanisation du SI. Pour mettre en œuvre le processus d'urbanisation, il faut des moyens adaptés.

L'indicateur analysera la modélisation de ressources pour l'urbanisme (définition de la fonction d'urbaniste, insertion des urbanistes dans les structures de gouvernance). Permet de vérifier la mise œuvre de dispositif de communication et de formation pour l'ensemble des acteurs projets.

 

 

Pour chaque objectif est associé un certain nombre de critère (3 à 5) et à chaque critère est associé une mesure, noté de de 0 à 4, selon une grille prédéfini associé à chaque critère.

L'indicateur de cette mesure est :

soit quantitatif : par exemple, pour les référentiels de cartographie, les notes sont attribuées selon le taux de couverture de la cartographie ;

soit qualitatif : l'indicateur caractérise des notions telles que le champ, la fréquence, la profondeur des actions associées au critère.

 

« Faiblesse et courage, étourderie et raison, caprice et dévouement ! la femme est un composé de tout cela. »

Goswin Joseph Augustin, baron de Stassart

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

 

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07/12/2016
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