urbanisation-si.com

urbanisation-si.com

L'urbanisme et la gouvernance du Système d'Information


Architecture d'Entreprise augmentée, quelle influence de l’Intelligence Artificielle sur la gouvernance et la stratégie ?

L’omniprésence et la protéiformité de l’IA, comme le RPA (Robotic Process Automation) ou les chatbots, déclencheraient-elles une disruption et feraient-elles naître une Architecture d'Entreprise augmentée ? L’IA a-t-elle un rôle à jouer dans les décisions des comités de direction ?

 

architecture-entreprise-intelligence-artificielle-ia-hal-9000 

Un ancêtre de l'IA, pour les cinéphiles

 

APIsation, plateformisation, données “chaudes”, données “froides”, données "tièdes"...

L’APIsation et la plateformisation de l’entreprise alliées à l’urbanisation du SI participent à l’intégration de l’IA dans les applications.   
Les données “chaudes” représentent le référentiel des entités métier, les indicateurs de pilotage et sont persistantes dans des bases SQL avec un accès en quasi temps réel. Les données “froides” sont le résultat de l’archivage dans d’autres espaces de stockage, sans contrainte de temps de réponse. Entre les deux, les données "tièdes", issues du rapprochement des deux types précédents, offrant rapidité et quantité et appartiennent au domaine du Big Data qui alimente les algorithmes de l’IA.
L’Architecture Réactive, basée sur les évènements, les APIs et les microservices, fait partie des fondements pour déployer de l’IA.


Les cycles d’évolution des technologies étant de plus en plus courts, l’open source devient incontournable. De même l’open innovation permet d’innover en mettant en œuvre une collaboration entre les grandes entreprises et les start-ups avec les incubateurs, les hackathons, les financements…
L’externalisation des compétences techniques comprend des risques, notamment sur la maîtrise de la sécurité, des savoir-faire, mais aussi sur l’évaluation éthique. Intégrer une brique fournie et maintenue par un tiers dans la chaîne opérationnelle pose le souci de voir partir le savoir-faire métier, car en effet, même si les données appartiennent à l’entreprise, les algorithmes et les modèles appartiennent en général aux fournisseurs. Ils peuvent donc acquérir et consolider le savoir-faire métier de plusieurs entreprises clientes pour le vendre ensuite à des entreprises concurrentes ou l’exploiter eux-mêmes.

 

La dimension éthique pour les entreprises réside aussi en partie dans leur capacité à s'approprier le développement de solutions et à traiter le plus en amont possible les questions de traçabilité et d'explicabilité des algorithmes. La question d’acceptabilité des modèles est cruciale aujourd’hui. S’il est indispensable de faire appel à l’expertise extérieure (dynamique évolutive, sujets très pointus…), le contrôle est indispensable. Internaliser les outils d’IA demande des compétences, car il est rare de trouver un outil open source sur étagère qui réponde complètement aux besoins de l’entreprise. C’est en général une bonne base, mais elle doit être adaptée à chaque contexte. Il faut faire beaucoup d’assemblage et souvent un peu de développement, donc il faut avoir les compétences en propre.

 

Du Machine Learning dans la gestion de projet

L'analyse prédictive peut fournir des conseils au chef de projet pour atteindre le meilleur résultat possible, basé sur ce qui a fonctionné dans les projets antérieurs.
Les chatbots servent d'assistants de projet. Ils peuvent prendre en charge des tâches subalternes, telles que l'organisation des réunions, contrôler la performance en fonction des références de base, rappeler aux équipes projet les activités programmées.

La planification basée sur l'lA pourrait inclure les leçons apprises des projets antérieurs et suggérer plusieurs calendriers possibles, en fonction du contexte et des dépendances. Par ailleurs, les plans de projet pourraient être adaptés et recalibrés en quasi temps réel sur l'historique des performances de l'équipe et l'avancement du projet. Le système pourrait même alerter le chef de projet des risques et des opportunités, en utilisant l'analyse des données de projet en temps réel.

Dans son évolution, l'IA pourrait convertir les cartes mentales (mind map) créées par les équipes projet en ontologie métier, en tirer des tâches reliées entre elles et il ne resterait plus qu'un pas à faire pour arriver à des modèles BPMN.
La mise en œuvre de l'apprentissage automatique (Machine Learning) dans le management de projet permet l'analyse prédictive et corrective, visant à fournir au chef de projet des alternatives pour la prise de décision.

 

Le comité de direction augmenté, une utopie ?

Les dernières études en la matière mettent en évidence un usage de l’IA au niveau tactique, plutôt qu’au niveau stratégique de l’entreprise, c’est-à-dire essentiellement dans l’amélioration des processus opérationnels de l’entreprise.

Voir nos articles :

 

Les récents progrès pourraient laisser penser que de tels modèles pourraient trouver une application dans la prise de décision stratégique, voire prendre les décisions stratégiques elles-mêmes lorsqu’on les utilise dans un conseil d’administration.
La perspective qu’une IA puisse influer dans les décisions stratégiques appartient encore au monde de l’utopie. Comme tout un chacun, la compréhension des décideurs d’un problème, de son contexte et de sa résolution, s’appuie notamment sur leurs connaissances, leurs expériences et leurs énactions.

L’essence même de la prise de décision stratégique est définie par un manque d’informations, une incertitude élevée et une forte interdépendance avec les acteurs de la décision : autant de caractéristiques qui rendent assez improbable le fait de confier les décisions stratégiques d’une entreprise à une IA.
Les biais des DG seraient alors remplacés par les biais des jeux de données, qu’ils proviennent de biais cognitifs, du surapprentissage, d’échantillons, de sélection, de valeurs aberrantes ou surreprésentées.


Les disruptions tous domaines confondus impactant le décisionnel relèvent par nature même de l’imprévisibilité et sont inmodélisables. Aucun modèle prédictif n’a pu, ne serait-ce qu’entrevoir, l’ubérisation. Sûrement parce qu'ils sont basés sur des données qui ne sont plus de premières fraîcheurs, tombant rapidement dans l’obsolescence.
Les entreprises entamant leur transition numérique doivent composer des équipes aux triples compétences : métier, informatique et mathématiques, sous la direction d’un CDO (Chief Data Officer).


La gouvernance doit constamment faire de la prospective, afin de maintenir ses informations sur l’IA devenu domaine hautement stratégique. Le rôle de l’architecte d’entreprise peut être renforcé par celui d’un architecte des données (CDO Chief Data Officer) au service de la création de valeur et donc de l’IA. Il apparaît ainsi nécessaire que le CDO possède une solide culture en matière d’IA, afin d’éclairer les discussions de la gouvernance sur ce sujet stratégique.

 

Conclusion

En termes de recherche fondamentale, les avancées et les percées se succèdent, aboutissant peu à peu à des applications opérationnelles. La veille, la vision et la prospective stratégique sur ces sujets de recherches technologiques restent essentielles pour se préparer aux disruptions majeures à venir.
Nous avons déjà pris l’habitude d’utiliser notre smartphone comme "prothèse cognitive", et cette capacité ne va faire que s’étendre et sûrement aux instances décisionnelles des entreprises.

 

 

urbanisation-si_logo

 

Rhona Maxwel

urbanisation-si.com

@rhona_helena

 

“Sur la route, il y avait déjà des bandes réfléchissantes, maintenant il y roule des voitures intelligentes.”
Marc Escayrol

 

Compléments de lecture

 


09/06/2022
0 Poster un commentaire

Le rôle de la prospective pour une entreprise innovante et résiliente

“Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu’à inventer” dixit Gaston Berger, l'inventeur du terme prospective. Pour renforcer ses capacités d’innovation, sa résilience et ses processus métier, l'entreprise doit non seulement surveiller le monde qui l’entoure, mais aussi mettre en œuvre des scénarios prospectifs contribuant à établir ses stratégies.

prospective-analyse-des-futurs-possibles-1

 

Démarche transversale en plein essor, la prospective offre une capacité d'analyse qui simule des avenirs possibles sur une question donnée et dans un champ spatio-temporel délimité.

 

Compte tenu de la mouvance d’un monde empli d’incertitudes, la survie d’une entreprise est étroitement liée à sa résilience. Il va s’agir de sa capacité à s’adapter rapidement aux événements néfastes, aux épreuves et aux échecs, tout en maintenant son activité économique, en protégeant son personnel et ses valeurs. Se remettre sur les rails après une situation difficile ne suffit pas, il faudra prendre de la hauteur, appréhender le contexte et lancer une démarche de prospective stratégique de manière à tourner l’entreprise vers l’avenir et à favoriser l’enclenchement d’une innovation de rupture nécessaire à son adaptation et à sa résilience.

 

De quoi parlons-nous exactement ?

Pour éviter toute confusion et pour la clarté de la suite de cet article, commençons par définir des concepts qui semblent similaires, mais en y regardant de plus près, qui présentent bien des différences tout en étant complémentaires.

 

L’anticipation

Terme générique, l’anticipation rassemble les méthodes de prédiction, de prévision et de prospective.

 

La prédiction

La prédiction concerne un futur déjà écrit en extrapolant des connaissances existantes. La méthode est une heuristique basée sur le fait qu’en première approximation le futur présentera des similitudes avec le passé. Par exemple, le Big Data et le Machine Learning permettent d’identifier des corrélations statistiques implicites dans les données, augmentant la somme de connaissances pouvant être extrapolées sur une période future. 

 

La prévision

La prévision concerne les futurs probables, où les scénarios représentent des hypothèses implicites ou explicites sur lesquelles sont basées les projections obtenues par extrapolation et/ou interpolation mathématiques faisant explicitement intervenir la variable temps. 

Prévoir un futur probable consiste alors à recueillir et à interpréter les résultats produits par le modèle en déplaçant la variable temps à une valeur située dans le futur.

Si certaines hypothèses se vérifient avec le temps, on aura des certitudes sur des événements à venir. On pourra alors adopter une posture déterministe en planifiant des actions pour s’y préparer.

 

La projection

Les projections sont des extrapolations de tendances d’un phénomène correspondant à des estimations quantitatives sur des périodes déterminées à venir. Différents outils existent comme l’analyse de séries chronologiques basée sur la modélisation des tendances passées tenant compte d’hypothèses.

 

prospective-projections-analyse-séries-chronologiques-1-2Exemple de projections utilisant l'analyse de série chronologique (https://www.inspq.qc.ca/jasp/accueil)

 

On peut aussi utiliser la microsimulation qui a pour objectif de représenter un système dynamique composé d’entités possédant des propriétés soumises à des événements avec une certaine probabilité de modifier leurs valeurs.

 

La prospective

Se préparer à l'incertitude

Contrairement à la prévision, avec la prospective, on est dans une posture proactive, on se prépare à l’incertitude du futur en produisant des scénarios contrastés (disruptifs, de crises, de mutations, de solutions) pour le décisionnel, le management de l’innovation et le management stratégique.

La démarche prospective se situe en amont de la stratégie dont elle éclaire les choix en balayant un plus long terme, au moins 10 ans. 

En stratégie d’entreprise, la démarche de prospective consiste à réaliser des diagnostics, à élaborer des scénarios nominaux ou alternatifs et à émettre des recommandations. Les étapes de planification des risques et de proposition de visions temporelles vont aider aux décisions stratégiques sur le long terme, réduire les incertitudes face à l’avenir et enfin légitimer les actions entreprises. 

 

L’étude prospective peut être basée sur la veille consistant à identifier les données les plus seyantes sur les changements dans le monde, les mutations émergentes, les ruptures technologiques et l’ensemble des événements futurs pouvant potentiellement avoir des impacts importants.  

 

André-Clément Decouflé, prospectiviste et auteur de nombreux ouvrages, parle de néologisme créé pour définir une méthode d’analyse des problèmes de décisions basée sur les discontinuités introduisant des ruptures de tendances plutôt que de se fonder sur les expériences passées, l’analogie ou l’extrapolation. Le processus de décision doit intégrer une multitude de contextes futurs pour pouvoir intégrer à moindres risques les incertitudes susceptibles d’impacter la pertinence de la solution retenue.

 

Le but de la prospective est de raconter des histoires sur les futurs possibles issus des répercussions des choix présents, autrement dit, d'anticiper de manière la plus efficiente qui soit les évolutions d’une organisation. 

Concrètement, les scénarios prospectifs peuvent être rédigés textuellement ou être basés sur des méthodes formelles comme les matrices des impacts croisés ou la méthode DELPHI.

 

La matrice d'impacts croisés

La matrice d'impacts croisés modélise les influences directes entre des événements (éléments ou variables). Schématiquement, l’impact direct d’un événement ek sur un autre em est représenté par une flèche partant de ek et arrivant à em

 

prospective-graphe-impacts-entre-variablesExemple de graphe montrant les variables impactantes et impactées

 

Pour simplifier, le même poids (égal à l'unité) 1 est attribué à toutes les relations directes existantes ; l'absence de relation entre deux événements est symbolisée par le chiffre zéro. L'examen porte sur les combinaisons deux à deux de tous les événements retenus, il en résulte une matrice booléenne carrée M dont l'élément générique est :

  • ekm = 1 si l'élément ek de la k-ième ligne a une influence directe sur l'élément em de la m-ième colonne.
  • ekm = 0 si l'élément ek de la k-ième ligne n’a pas d’influence directe sur l'élément em de la m-ième colonne.
  • ekk = 0 car ek ne peut s'influencer lui-même, directement.

 

En tenant compte des influences directes, la somme (Σekm ; m-1…) de la ligne k de la matrice M comptabilise le nombre de variables influencées directement par ek : est ainsi mesuré le pouvoir moteur (ou indice d'influence) de ek.

L'indice de dépendance de em se mesure par la somme (Σekm ; k=1…) de la colonne m. C'est le nombre de variables dont em subit directement l’influence.

prospective-matrice-impacts-croises

Exemple de matrice des impacts croisés correspondant au graphe précédent

 

La méthode DELPHI

DELPHI est une méthode systématique qui a été reprise dans la méthode agile Scrum et rebaptisée “planning poker” pour réaliser les estimations des user stories.

La méthode consiste pour une problématique donnée à interroger un groupe d'experts lors de plusieurs tours. À chaque nouveau tour, le questionnaire est enrichi des réponses précédentes.

L'objectif est de mettre en évidence les consensus, mais aussi les divergences. Les consultants doivent expliciter et argumenter leur raisonnement augmentant le résultat en qualité et fiabilité.

 

La méthode des scénarios prospectifs

Michel Godet ancien titulaire de la chaire de prospective stratégique au CNAM, a conceptualisé la métaméthode des scénarios : “La méthode des scénarios vise à construire des représentations des futurs possibles, ainsi que les cheminements qui y conduisent. L’objectif de ces représentations est de mettre en évidence les tendances lourdes et germes de rupture de l’environnement général et concurrentiel de l’organisation.”

Les scénarios n’ont pas besoin d’être probables, mais ils doivent mettre en évidence des marges de manœuvre réalistes pour les acteurs qui désirent construire l’avenir qu’ils ont choisi.

Les innovations technologiques, les conflits, le climat… constituent des hypothèses disruptives contribuant à la conception des scénarios divergeant d’un scénario tendanciel, c’est-à-dire correspondant aux tendances actuelles.

 

La prospective décisionnelle fait intervenir la systémique puisqu’elle implique la comparaison, soit de solutions à efficiences identiques en faisant ressortir la moins chère, soit l’inverse.

Des récits concrets de l’avenir sont conçus en se basant autour des incertitudes principales qui modèlent la trame environnementale future.

 

Un scénario peu probable peut se révéler extrêmement productif en permettant de forcer l’imagination, de stimuler la discussion et d’attirer l’attention d’acteurs spécifiques. Souvent l’imagination et la faculté de représentation faisant défaut, l’approche scénaristique va permettre de concrétiser les futurs possibles. Ainsi les incertitudes, la complexité et les changements de paradigme peuvent être entièrement gérés. Les scénarios offrent une modélisation de situations complexes et virtuelles en les explicitant suffisamment pour, par exemple, des architectes d’entreprise, afin qu’ils puissent les analyser et mesurer les éventuels impacts sur les stratégies. Ces trames constituent de parfaits supports à la projection des acteurs dans un environnement volontairement impacté par d’importants changements. Pour que la représentation du futur soit incitative pour les experts à s’impliquer, il faut qu’elle soit plausible, cohérente et que le raisonnement inductif soit d’une grande rigueur.

 

Les scénarios tendanciels sont des scénarios de référence, ils envisagent l'évolution plausible, ils sont sans surprise. Ils correspondent à une poursuite des tendances actuelles, sans rupture majeure, et intègrent des facteurs de changements déjà connus dont la probabilité est certaine.

Partant de ces scénarios tendanciels, d'autres scénarios lui sont confrontés sur la base d'objectifs à atteindre et/ou de contraintes nouvelles prévisibles.

 

prospective-identification-des-futurs-possibles-1-1Les scénarios des futurs possibles d'après Vincent Enjalbert (https://lecercledesdeveloppeurs.files.wordpress.com)

 

Les scénarios prospectifs exploratoires partent d’une situation connue, initiale, pour explorer progressivement le futur. Les descriptions qui en sont faites, correspondent à des images très contrastées (scénario idéal, scénario catastrophique, scénario alternatif) et permettent d'étudier les processus d'évolution qui conduisent à l'une ou à l'autre de ces situations. 

Ces scénarios contrastés sont donc destinés aux hypothèses de rupture, ayant ou non un degré de probabilité faible, mais dont l'impact est potentiellement important.

 

 

 

prospective-exemples-scenarios-2

 

Exemple de modélisation de scénarios exploratoires de l'impact de l'évolution du climat sur le littoral (Alliance nationale de recherche pour l'environnement)

 

Les scénarios normatifs partent d'une norme de désirabilité (image souhaitable ou non). Le processus de modélisation est inverse aux scénarios exploratoires, puisqu’on remonte du futur vers le présent. Le cheminement est alors construit de façon rétrospective. Ils éclairent davantage les risques de ruptures et les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à des objectifs prédéfinis (éviter telle situation ou atteindre telle autre).

 

Conclusion

Évidemment, la prospective ne consiste pas à regarder dans une boule de cristal, dans le but de deviner l'avenir, mais entend influer sur l’avenir, c’est une ouverture de l’entreprise vers l’extérieur. Une fois choisi le scénario le plus pertinent et plausible, elle oriente sur la dynamique à mettre en œuvre pour que son déroulement ait lieu.

Elle est source d’inspiration pour l’innovation dans la mesure où l’entreprise tente de s'approprier les changements du monde qui l’entoure : ruptures technologiques, nouvelles réglementations, crises, etc.

La prospective permet aux directions générales d’expliciter des domaines aux perspectives indéfinies et qui risqueraient de dégrader les processus métiers.

La résilience dépend de l’innovation et un bon moyen d’innover c’est encore de mettre en œuvre une démarche de prospective.

Mais attention, il ne faut pas oublier que l’avenir peut être très surprenant.

 

« Le pétrole est un liquide minéral dépourvu de toute utilité. De par sa nature, c’est un liquide gluant et nauséabond. Le pétrole ne peut être employé d’aucune façon, sauf à lubrifier les roues des charrettes indigènes. »

CONCLUSION DE L’ACADÉMIE DE SAINT-PETERSBOURG, après l’envoi d’une mission russe à Bakou en 1809.

 

 

urbanisation-si_logo

 

Rhona Maxwel

urbanisation-si.com

@rhona_helena

 

“Regarder un atome le change, regarder un homme le transforme, regarder l’avenir le bouleverse.”

Gaston Berger

 

Compléments de lecture

 

  1. BMM Business Motivation Model, norme OMG, les idées clés pour mieux comprendre la stratégie d'entreprise
     
  2. BMM Business Motivation Model, norme OMG, les éléments de modélisation – vision, but, objectif, stratégie, tactique, ...
     
  3. Cours complet BMM Business Motivation Model norme OMG - les concepts de base – les moyens pour parvenir à ses fins
     
  4. Cours complet BMM Business Motivation Model norme OMG - les facteurs impactants et les évaluations de leurs influences
     
  5. Positionnement des processus et règles métiers dans la norme BMM Business Motivation Model de l’OMG et autres artefacts génériques
     
  6. Modélisation métier : méthode des processus métier orientés objectifs
     
  7. Le Machine Learning est il aux moteurs de règles métiers (BRMS) ce qu’une chute d’une météorite géante fut pour l’extinction des dinosaures ?

22/03/2022
1 Poster un commentaire

Et lorsqu'une contrainte oblige à ne pas respecter les règles d'urbanisme des SI, que se passe t'il ?

Les référencements, l'intégrations des nouvelles lois, les innovations des concurrents, la pression des clients ou des actionnaires amène à mettre en place des fonctionnalités rapidement au détriment de la conformité des règles d'urbanisme du SI.

 

concept-metamodel-urbanisation-si.png

 

Le projet doit financer la ( "quick and dirty" ) solution à court terme ainsi que la migration vers la situation cible.

Cette migration, qui n'est pas soumise aux mêmes contraintes de planning, a pour but de restaurer la capacité du système à être flexible.

De cette façon, le besoin d'être réactif est satisfait et la capacité à le rester est maintenue.

 

La rentabilité du projet ne peut être remise en cause par le financement de la situation cible, sinon on pourrait se poser la question si le projet est réellement rentable ?

Comment seront gérer les surcoûts dus aux difficultés de maintenance et d'évolution engendrés par cette solution non conforme ?

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"Une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme"

Victor Hugo

 

 

Articles conseillés :

 

Édicter des règles d'urbanisme du SI c'est bien, les faire appliquer c'est encore mieux.

 

Les règles d'urbanisme du SI : maîtriser les échanges inter-applications

 

Mais dans la vrai vie, qu'est ce qu'il y a dans les règles d'urbanisme du Système d'Information ?

 

Les règles de l'urbanisme du Système d'Information : encore une contrainte de technocrates ?

 

Quel est le budget de l'urbanisation et urbanisme du Système d'Information ?


10/07/2017
0 Poster un commentaire

Édicter des règles d'urbanisme du SI c'est bien, les faire appliquer c'est encore mieux.

Plus la mise en œuvre des règles se fait en amont et apporte des solutions aux projets, plus grande est l'efficacité .

 

Urbanisation-si-management-de-l-urbanisation-de-si.gif

 

Les règles concernant le management de l'urbanisation abordent les aspect organisation, formation, mesure de la progression dans l'urbanisation, insertion de l'urbanisme dans la gouvernance et fixent les instances légitimes pour étudier les aspects d'urbanisme.

 

Règle de management de l'urbanisation de SI : chaque unité organisationnelle possède un comité stratégique d'urbanisme métier et d'un comité opérationnel pour vérifier la conformité des projets par rapport à la stratégie d'urbanisation.

 

On le sait, sans le contrôle, on risque que les règles ne soient pas appliquées, car bien souvent les chefs de projets les voient comme des contraintes et des coûts supplémentaires.

 

Voici quelques solutions pour faire appliquer les règles d'urbanisme de SI :

  • formation des acteurs projets
  • livrable spécifique d'urbanisme dans la méthodologie d'entreprise
  • coaching des équipes
  • participation des urbanistes aux phase cruciales des projets
  • bilan de fin de phase
  • utilisation comités spécifique
  • audit projet

 

Toute la subtilité, consistera dans le positionnement du curseur entre les exigences et leurs contrôles, l'incitatif et le répressif, entre la règle et les exceptions.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"Un moment de patience peut préserver de grands malheurs, un moment d'impatience, détruire toute une vie."

Proverbe chinois

 

 

Articles conseillés :

 

Sur quels critères doivent reposer les indicateurs d'urbanisation d'un système d'information ?

 

Quel est le budget de l'urbanisation et urbanisme du Système d'Information ?


10/07/2017
0 Poster un commentaire

Les règles d'urbanisme du SI : maîtriser les échanges inter-applications

A l'intérieur d'un Système d'information, les échanges de données entre blocs fonctionnels n'appartenant pas au même domaine ne se font pas en point à point mais passent par l'intermédiaire du domaine fonctionnel « Zone d'échanges ».

 

règles-d-urbanisme-du-système-d-information-maitriser-les-echanges-inter-applications.PNG

  

Chaque application développe une fois l'accès au système d'échanges au lieu de développer un lien de/vers chacune des autres applications.

 

Une solution consiste à mettre en place un bus logiciel ( ESB Enterprise Service Bus ).

 

Les enjeux majeurs de l'urbanisation des SI sont la flexibilité, l'évolutivité et la maintenabilité des SI.

 

Au niveau de l'architecture applicative, les blocs applicatifs issus de la cartographie applicative doivent communiquer entre eux par envoi de message traduit généralement dans un langage pivot c'est-à-dire le langage métier commun à tous les domaines de l'entreprise.

 

Une des règles de l'urbanisme des SI est qu'un bloc possède une interface offerte à l'extérieur pour qu'elle puisse communiquer avec lui.

 

Ces interfaces se traduisent bien souvent par des services. Les blocs applicatifs se branchent sur un intermédiateur bien souvent un bus logiciel (ESB Enterprise Service Bus et pas Encéphalopathie Spongiforme Bovine).

 

L'intérêt est multiple. Un seul adaptateur est requis pour connecter un bloc sur le bus et pouvoir communiquer avec les n-1 autres blocs au lieu des n x (n - 1)/2 liens si on devait les relier tous directement en point à point. Le gain est énorme sauf si cela coûte plus cher de développer un adaptateur spécifique que de mettre en place toutes les combinaisons de liens possibles.

 

Heureusement les ESB du marché (open source ou commerciaux) sont livrés avec tous les types d'adaptateurs sur étagère. Ils correspondent à tous les protocoles standards (HTTP, …) et permettent de faire des transformations faciles d'un modèle de données métier spécifique vers le langage métier pivot.

 

Les points d'attention concernent la scalabilité, la disponibilité et la redondance ainsi que les outils de monitoring (BAM Business Activity Monitoring), de diagnostique et de reprise sur erreur. Autre avantage, l'ESB permet de séparer complétement la partie logique de la partie technique. A charge de l'ESB de gérer les transformations des formats de données dans les 2 sens, l'acheminement, le routage, la sécurité, le reporting d'exploitation et les SLA (Service Level Agreement = contrat de service comme l'engagement sur les temps de réponse, …).

 

L'ESB peut être intégré avec un moteur de processus exécutable métier et un moteur de règle métier.

Le premier permet d'automatiser les enchaînement des activités humaines et informatisées et la réorchestration de ces activités de manière agile et flexible.

Le deuxième permet d'injecter des règles de routage dans le processus métier ainsi que des nouvelles règles métier liées à des évolutions du marché, de la concurrence ou légales.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"A ta naissance, tout le monde rit et tu es le seul à pleurer. Conduis ta vie de façon à ce qu'à ta mort tout le monde pleure et que tu sois le seul à sourire."

Confucius

 

 

Articles conseillés :

 

Urbanisation du Système d'Information : les points d'attention concernant les performances

  

Urbanisation du Système d'Information : les dangers des nouvelles technologies

 

Quels sont les axes de recherche et développement de l'urbanisation ?


10/07/2017
0 Poster un commentaire

Mais dans la vrai vie, qu'est ce qu'il y a dans les règles d'urbanisme du Système d'Information ?

Dans la démarche d'urbanisation, cela dépend de chaque organisation, les règles d'urbanisme d'un SI couvrent tout ou partie du spectre de l'urbanisation, certaines sont obligatoires et d'autres de simples recommandations.

 

regles-urbanisme-si-0.jpg

 

Des règles portent sur la manière de définir les domaines fonctionnels. Elles prévoient de respecter les propriétés d'indépendance des blocs, de séparation entre domaines métier et domaine de support, …

 

D'autres règles d'urbanisme du SI traitent les cartographies :

  • Quelles cartographies sont exigées ?
  • Quelle granularité ?
  • Quels outils doivent être utilisés ?
  • Quels acteurs en sont responsables ?
  • Quelles sont les fréquences des mises à jour ?

 

Ces règles s'appliquent aux principales cartographies :
 

  • Cartographie fonctionnelle : elle décompose le périmètre de l'entreprise en domaines métiers. En principe cette cartographie évolue peu car elle reflète l'activité de l'entreprise et non son organisation . Cette cartographie est essentielle à l'urbanisme du SI car elle sert d'ossature à toute description et action sur le SI.
     
  • Cartographie métier : elle décrit les étapes des processus métiers majeurs de l'entreprise et leurs principaux échanges. Le grain de description peut être variable. Certaines contraintes, par exemple d'ordre réglementaire, peuvent nécessiter une description fine des processus. Pour d'autres cas, un niveau plus agrégé est suffisant.
     
  • Cartographie applicative : elle reporte de manière exhaustive les applications et leurs liens.
     
  • Cartographie technique : elle reporte les infrastructure techniques qui supportent les applications (serveurs, réseaux, …).

 

Pour les projets, ces règles établissent le paysage dans lequel devront s'insérer leurs développements. Elles déterminent aussi les documentations qu'il faut mettre à jour pour actualiser ce paysage.

 

Exemple de règles d'urbanisme :
Pour chaque domaine métier, une cartographie des applications existe et est mise à jour par les projets.

 

Concernant la mise sous contrôle des référentiels, des règles d'urbanisme du SI doivent stipuler :

  • La nécessité de se raccorder aux référentiels existants
  • Dans quels cas il convient de créer un référentiel
  • Les règles de gestion de ces référentiels

 

Exemple de règles d'urbanisme :
Un référentiel de données d'entreprise ne doit pas être géré dans une application spécifique opérationnelle. Dans le cas d'un ERP (Enterprise Ressource Planning), la gestion d'un référentiel au sein de l'ERP doit être murement réfléchi pour des raisons d'interopérabilité, des risques liés à un système propriétaire, …

 

Les règles d'urbanisme du SI pour la définition des cibles s'attachent à garantir l'existence de cibles métier et cibles d'urbanisme, sans interférer sur le contenu même de ces cibles. Des règles peuvent aussi prévoir les modalités de définition, de mise à jour et de validation des cibles fonctionnelles et techniques.

 

L'élaboration des cibles SI est l'occasion de lever la tête, afin de formuler les évolutions métiers sur le moyen/long terme et en déduire les adaptations du SI. La définition des cibles est le moyen d'améliorer l'efficacité dans la prise en compte des évolutions futures.

 

Exemple de règles d'urbanisme :
Par domaine métier, une cible fonctionnelle existe et est validée par le métier.

 

Les règles de construction de SI s'adressent aux projets. Elles vont leur garantir une bonne insertion dans le SI et une bonne capacité d'évolution. Par exemple :

  • Obligation, pour un module, d'être dans un et un seul domaine métier
  • Usage des référentiels
  • Nécessité de distinguer ce qui outille les processus métiers, le décisionnel, la gestion des ressources, la sécurité, …
  • Nécessité d'isoler les mécanismes d'échanges
  • Règles d'architecture technique (technologie, composants, …)

 

règles-d-urbanisme-du-système-d-information-1.PNG
 

 

Elles simplifient les projets, leur maintenance et leur appréhension par les acteurs SI

 

Exemple de règles d'urbanisme :
- La construction de tout nouveau système applicatif respecte un modèle en n couches
- Deux applications relatives à deux activités différentes ne peuvent pas gérer une même donnée en accès CRUD (Create, Read, Update, Delete)
- Une application métier utilise des services pour réaliser les fonctions : échanges, données référentielles, sécurité, décisionnel, gestion des ressources nécessaires au processus métier.
 

 

 

règles-d-urbanisme-du-système-d-information-2.PNG

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"Ayant médité la douceur et la compassion, j'ai oublié la différence entre moi et les autres."

Milarepa

 

 

Articles conseillés :

 

Les règles de l'urbanisme du Système d'Information : encore une contrainte de technocrates ?

 

Quel est le budget de l'urbanisation et urbanisme du Système d'Information ?

 

Sur quels critères doivent reposer les indicateurs d'urbanisation d'un système d'information ?

 

La méthode top-down dans l'urbanisme du Sytème d'Information

 

Dans le futur, il faudra réaliser la symbiose des méthodes et veiller à la cohérence des gouvernances SI et processus


02/07/2017
0 Poster un commentaire

Les règles de l'urbanisme du Système d'Information : encore une contrainte de technocrates ?

Quand les règles d'urbanisme ont été définies dans une démarche strictement top-down, il est à craindre des situations de blocage dans la mise en œuvre.

 

règles-d-urbanisme-du-système-d-information.PNG

 

Le besoin de disposer d'un ensemble de règles provient toujours de la nécessité d'introduire une cohérence dans la construction du SI :

  • pour définir un cadre normalisé de référence pour la gouvernance du Système d'Information.
  • pour homogénéiser, si nécessaires, les méthodes de développement, lorsqu'il y a plusieurs directions fonctionnelles.
  • dans le cadre de fusion de sociétés, pour définir les règles de construction des futurs systèmes communs.
  • pour pouvoir disposer d'un ensemble de règles standardisées.

 

C'est le besoin de cohérence et d'efficacité qui assurera lui-même le rôle moteur de l'urbanisation du SI.

Quand les règles d'urbanisme ont été définies dans une démarche strictement top-down, il est à craindre des situations de blocage dans la mise en œuvre.

L'adoption des règles est un mécanisme progressif et cumulatif.

 

Les principes sur lesquels sont fondés les règles d'urbanisme sont :

  • alignement sur les métiers
  • cohérence
  • modularité
  • subsidiarité
  • progressivité

 

La bonne pratique est que l'ordre de grandeur du nombre de règles soit de 30.

 

Les règles d'urbanisme vont formuler ce qui exigé et ce qui est interdit, mais trop de contraintes n'est jamais bon et il faudra laisser suffisamment de souplesse aux chefs de projet.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"Nul ne sait ce qu'il peut faire avant d'avoir essayé".

Publilius Syrus 

 

 

Articles conseillés :

 

Quel est le budget de l'urbanisation et urbanisme du Système d'Information ?

 

Sur quels critères doivent reposer les indicateurs d'urbanisation d'un système d'information ?

 

La méthode top-down dans l'urbanisme du Sytème d'Information

 

Dans le futur, il faudra réaliser la symbiose des méthodes et veiller à la cohérence des gouvernances SI et processus

 

Urbanisation du Système d'Information : créez l'évènement !


05/02/2017
0 Poster un commentaire

Quel est le budget de l'urbanisation et urbanisme du Système d'Information ?

Le niveau d'investissement en urbanisme peut se mesure par un indicateur simple.

 

budget-urbanisation-urbanisme-systeme-d-information.png

 

L'urbanisme se développe par cycles.

L'investissement dans une nouvelle infrastructure d'urbanisme est obligatoire lorsqu'il y a des dysfonctionnements, des surcoûts, des blocages ou des constats de déphasage par rapport à la stratégie.

La mise en place de cette infrastructure est progressive, car l'urbanisme ne crée pas de rupture.

 

Des investissements pour la création ou le développement d'un service d'urbanistes et les réalisations techniques sont nécessaires.

L'étape suivante est la mise en œuvre de l'urbanisme dans les projets IT, véritable consolidation de la nouvelle politique d'urbanisme.

Cette infrastructure est conçue pour une durée de vie longue, plus longue que celle des systèmes d'information qui la prennent pour base.

Un jour, il faudra la remettre en cause, pour faire face aux enjeux futurs.

 

Une nouvelle période d'investissement sera engagée, modifiant tout ou partie des bases précédentes.

Ces cycles, générations successives de politiques d'urbanisme, sont des avancées dans la maîtrise des SI.

L'urbanisme gagne en maturité :

  • 1ère étape, on se limite à cartographier le patrimoine d'un SI mal connu. Ceci permet d'éviter l'empilement systématique des composants applicatifs issus de projets opportunistes. L'urbanisme est préventif, limite la complexité, les redondances et incohérences.
  • 2ème étape, l'urbanisme, ayant gagné en crédibilité auprès des maîtres d'œuvre, peut engager la promotion des référentiels.
  • 3ème étape de maturité, l'urbanisme espère à la mise en ordre des processus, et à un meilleur alignement stratégique.

 

Les efforts budgétaires dans l'urbanisme suivent des fluctuations périodiques :

  • Instabilité incitant à privilégier le simple et jetable
  • Nécessité d'aller au plus vite pour gagner des parts de marché en phase de croissance extensive
  • Période de consolidation
  • Année de restrictions financières

 

La difficulté analytique existe car la fonction urbanisme n'a pas un périmètre immuable :

  • D'une entreprise à l'autre, il existe des variantes dans les définitions (urbaniste, architecte fonctionnel, architecte d'entreprise), dans l'organisation, dans les rôles des processus de l'urbanisme.
  • Au sein des grands groupes, des variantes existent aussi entre les diverses entités, leur organisation, et la subsidiarité ajoute un niveau de complexité pour une comptabilité analytique.
  • Les entreprises ne mettent pas en œuvre tous les processus de l'urbanisme, cela dépend du contexte et du schéma de gouvernance.

 

Un indice de maturité basé sur une échelle unique serait réducteur, car l'objectif n'est pas d'appliquer tous les processus.

Au cas par cas, l'entreprise arbitre et choisit le panier de processus pertinents.

L'indice d'urbanisation restitue mieux cette approche multiple, et ne livre aucune préconisation.

 

Le niveau d'investissement en urbanisme peut se mesurer par un indicateur simple : le rapport entre cet investissement et celui constaté dans les projets de Systèmes d'Information.

L'urbanisme ayant une nature d'infrastructure pour les Systèmes d'Information, le dénominateur est constitué uniquement du coût d'étude, de développement, de test, à l'exclusion des coûts de maintenance, et de ceux de maîtrise d'ouvrage. Il s'agit de comparer des coûts d'investissement de même nature.

 
Le ratio d'urbanisme est donc le rapport entre d'une part, les investissements en conception, développement, test dans l'urbanisme des Systèmes d'Information et, d'autre part, les frais de même type dans les projets de SI.
La fourchette est comprise entre 1 % et 5 %.

 

L'effet de levier de l'urbanisme porte sur la création de valeur.

Par son action vertueuse sur la flexibilité, la réactivité, il contribue alors directement à la stratégie.

L'urbanisme révèle et positionne certains composants du SI et objective les scénarios répondant aux aléas et stratégies du métier.

 

Si tel est le cas, un ratio d'urbanisme durablement faible, une fonction sous-configurée et incapable de répondre, en qualité, aux enjeux, pourra mettre en péril l'entreprise, bien au-delà de la performance des processus.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

« Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres. »

Aristote

 

 

Articles conseillés :

 

En Urbanisation SI, les constructions/destructions et l’entretien du POS sont réglementés

 

Urbanisme SI : les objectifs en moins de 20 lignes !

 

Urbanisation du Système d'Information : Ne vous perdez pas dans les typologies de référentiel !

 

Urbanisation du Système d'Information : créez l'évènement !

 

Dans le futur, il faudra réaliser la symbiose des méthodes et veiller à la cohérence des gouvernances SI et processus


14/01/2017
0 Poster un commentaire

Dans le futur, il faudra réaliser la symbiose des méthodes et veiller à la cohérence des gouvernances SI et processus

urbanisme-des-si-architecture-d-entreprise.jpg

 

L'avenir de l'urbanisme de SI sera lié à 3 facteurs :

  1. La généralisation des relations en entreprise étendue, au delà des périmètres figés de la firme traditionnelle.
  2. La montée inéluctable des organisations autour des processus, du management par les processus, qui remettra en cause les fonctionnements internes, et sera reliée aux SI urbanisés.
  3. L'extension progressive des solutions techniques et conceptuelles basées sur des architectures de services pour les fonctions métiers souvent développées par les informaticiens de l'entreprise, comme pour les fonctions de support traditionnellement confiées à des ERP.

Le 1ère évolution, les relations entre les acteurs économiques, de plus en plus basées sur la technologie, gommeront les espaces traditionnels.

Les entreprises interagiront plus fortement, dans des processus plus directs et plus tendus avec leurs clients et leurs partenaires.

Ce fonctionnement en entreprise étendue qui existe déjà chez de nombreux grands comptes, deviendra la règle.

Dés lors, le champ des préoccupations d'urbanisme débordant le monde clos de l'entreprise, il faudra raisonner sur l'entreprise et son écosystème.

Les flux, la gestion des grands référentiels, l'activation de services automatisés, de bases de connaissances, seront à situer dans un contexte élargi, où les mouvements stratégiques, partenariats, fusions, filialisations, acquisitions, externalisations, pourront redistribuer les cartes autour des composants urbanisés.

Les urbanistes devenant architecte de la chaîne de valeur, auront à étendre leurs investigations jusqu'aux limites de ces champs d'action.

 

La 2ème évolution, elle aussi déjà engagée, concerne la vision processus. en effet la recherche de l'efficience, de la flexibilité et la proposition pour le client de la plus grande efficacité, continueront à bousculer les organisations. 

La déformation des entreprises organisées en silos, en des modèles orientés processus deviendra une généralité.

Il faudra se préoccuper de diffuser la culture du management par les processus, de faire passer le BPM dans la réalité : instituer des propriétaires de processus, gouverner l'amélioration et piloter les performances pour que les processus répondent aux services qu'attendent les multiples parties prenantes, clients, usagers, partenaires, employés, actionnaires, sociétaires, ...

L'urbanisme des SI incite à décrire les processus métiers.

C'est un début, mais les processus sont considérés comme une entrée, et l'urbaniste n'a pas de légitimité pour les optimiser, voire les remettre en cause.

Pourtant dans le futur, il faudra fédérer les approches par les SI et celles par les processus, connecter les différentes visions transversales, réaliser la symbiose des méthodes, veiller à la cohérence des gouvernances SI et processus : les urbanistes seront les catalyseurs de cohérence, de transversalité, et de flexibilité.

 

La 3ème évolution majeure se réfère à la sphère technique.

Urbaniser le métier ou architecturer l'entreprise, tire les urbanistes vers le haut, que leur référence s'appelle urbanisme des SI, EA (Enterprise Architecture ou Architecture d'Entreprise) ou BPM (Business Process Management ou Gestion des Processus Métiers).

Ils ne doivent pas ignorer les évolutions techniques.

Un miracle technologique se produira-t-il (attention aux effets de buzz) ? Une révolution technique donnera-t-elle l'agilité instantanée tant espérée ? 

 

Comme le montre notre X-Men John Zachman dans son modèle, pour l'instant aucune bonne fée n'est apparue avec sa baguette magique, il sera toujours nécessaire d'architecturer l'entreprise.

 

Les grandes entreprises dotées de SI de plus en plus complexes, seront confrontées à un environnement réglementaire multiple, protéiforme, à des contraintes de marché archi-mondialisées.

Il leur faudra lutter férocement contre l'entropie et rechercher toujours plus d'agilité.

Dans le futur, tel un funambule, l'urbaniste devra maintenir l'équilibre sur une corde qui sera disposée malheureusement de plus en plus haut.

 

Rhona Maxwel

@rhona_helena

 

"Le malheur déteint sur nous et nous ravit notre force. Mais il faut trouver le courage d'agir."
Laurent Seksik


02/05/2016
0 Poster un commentaire

Urbanisation du Système d'Information : créez l'évènement !

urbanisation-systeme-d-information-gestion-evenementiel.png

En urbanisme du Système d'Information, pour qu'une entité métier puisse modifier son état en fonction du changement d'état d'une autre, on peut utliser efficacement le pattern "Observateur" en ajoutant la persistance d'un évènement.    

Comment faire pour signifier aux autres briques logicielles, que l'état d'une entité métier a changé  ? 

Classiquement, une adhésion à un contrat peut être fermée de manière rétroactive. Comment le communiquer au bloc applicatif prestation pour que celui-ci puisse clore le sinistre correspondant  ? 

La démarche d'urbanisation est une démarche fractale, on réapplique les concepts d'un niveau au niveau supérieur.

Par exemple, au niveau microscopique, les concepts objet fondamendaux comme l'encapsulation et la communication par messages se retrouvent au niveau macroscopique c'est à dire au niveau blocs fonctionnels ou applicatifs des cartographies correspondantes.

Appliquons ce principe au modèle de conception bien connu des concepteurs objet sous le nom de Design Pattern du GoF (Gang of Four, la bande des 4 génies, experts en concepts objet).

Un de ces modèles s'appelle l'Observateur. Avec un AGL comme Enterprise Architect on peut facilemet récupérer le squelette du diagramme de classe du pattern en faisant un glisser déposer à partir de la bibliothèque de patten du GoF, c'est ce qu'on a fait pour obtenir le diagramme de classe ci-dessus.

Encore un truc technique issu de "teckausses autistes" me direz-vous ?

Surtout pas de préjugés, les experts métiers auraient beaucoup à y gagner en s'inspirant de modéles de conception qu'ils pourraient adapter et appliquer à leurs problématiques métiers.

Mais alors en mots simples, de quoi s'agit-il ?

Les entités (ConcreteObserver sur le diagramme de classe) devant être informées d'éventuels changements d'une autre doivent avoir un comportement d'"Observateur" (Observer ou encore Listener). Elles s'abonnent aux entités à observer (ConcreteSubject) qui doivent avoir elles, un comportement de "Sujet" (Subject).

Le comportement "Sujet" (le terme technique est interface ou classe abstraite) doit pouvoir  ajouter et supprimer des entités de type "Observateur" de sa liste  d'abonnés (nommée "observers" sur la relation "Subject" vers "Observer"). De plus, il doit pouvoir notifier (notify) tous ses  abonnés en leur transmettant un évènement comprenant le sujet et ce qui a  changé dans son état. Pour se faire, le sujet envoie un message (update) à tous ses abonnés, dans lequel se trouve l'émetteur du message (le ConcreteSubject) et son nouvel état.

Un abonné (ConcreteObserver) reçoit l'évènement (le message), il sait quelle est l'entité émettrice, ce qui a changé dans son état et peut donc modifier son état en conséquence.

Cette gestion évènementielle peut se faire en temps réel ou bien en différé en rendant persistant l'évènement (par exemple en le stockant dans une base de données).

Revenons à notre problème de départ ou une adhésion est fermée de manière rétroactive ce qui doit modifier les prestations postérieures à cette date de fermeture. 

Avec cette solution, le gestionnaire sera averti dans son écran que l'adhésion a été fermée rétroactivement et que cela à impacter un certain nombre de prestations (qui ont été par exemple annulées et se retrouvent en régularisation si elles ont été payées).

De même, un batch de régularisation des prestations pourra récupérer tous les évèvement émis par l'adhésion pour ses abonnés de type Prestation  et aura toutes les informations nécessaires à la régularisation.

Notre vie serait peut être transformée, s'il existait des patterns de solutions à des problèmes types de notre existence ? Y-a-t'il seulement une personne qui y a réfléchi ?

 

"J'ai toujours rêvé d'un ordinateur qui soit aussi facile à utiliser qu'un téléphone. Mon rêve s'est réalisé : je ne sais plus comment utiliser mon téléphone."

Bjarne Stroustrup

 

Voir aussi :  

 

http://urbanisation-si.wix.com/blog

http://urbanisme-si.wix.com/blog

http://urbanisation-si.wix.com/urbanisation-si

http://urbanisation-si.over-blog.com/

http://rhonamaxwel.over-blog.com/

http://urbanisation-des-si.blogspot.fr/

http://bonnes-pratiques-si.eklablog.com/

http://urbanisation-si.eklablog.com/


28/06/2015
0 Poster un commentaire