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5/11 Projet informatique, passer du moyen âge à l'ère industrielle. Mettez le paquet sur les Use Case.

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Les cas d'utilisation (Use Case dans le langage unifié de modélisation UML) représente la technique la plus efficiente pour concevoir des spécifications fonctionnelles (SFG , SFD ou bien encore STD).

 

Malheureusement de nombreuses sociétés se basent sur la réalisation de maquettes écrans pour décrire ce que sera le futur système. Les directeurs de projet font ce choix soit par méconnaissance des méthodes de projet informatique , soit par peur de ce qu'il ne maîtrisent pas et préfèrent la solution de facilité. C'est une grave erreur, car en pensant faire simple et faire des économies sur les méthodes, la modélisation, les outils et des concepts trop abstraits, ces décideurs mettent en péril les projets. Investir sur la méthode et la modélisation des Use Case permet d'avoir de solides fondations pour les phases à venir du projet. Tout part des Use Case, les ignorer ou les bâcler conduira au désordre et à la désorganisation pendant toute la durée du projet entraînant rapidement une démotivation de l'équipe et au naufrage du projet.
Investissez sans hésiter dans les méthodes , les outils et la formation et vous obtiendrez rapidement un retour sur investissement en terme de formalisation des spécifications, de la rédaction des cas de tests quasi immédiate à partir des cas d'utilisation, de l'amélioration de la communication avec le développement et donc baisse des anomalies, de réutilisation des services métier et fonctionnels, d'évolutivité et de maintenabilité accrues.
Le concept de Use Case a été créé pour renforcer la communication entre MOA et MOE. Son objectif est de formaliser des besoins métier en actions exécutées par les utilisateurs du futur système. La modélisation des processus métier (BPMN Business Process Modeling Notation) facilite grandement l'identification des Use Case. En effet, si on est descendu à une granularité assez fine et que l'on a bien spécifié les activités entièrement manuelles que l'on désirent automatisées dans le futur système, il suffit de les reprendre dans la modélisation des exigences sous forme de cas d'utilisation UML.
Un bon Use Case ne doit pas être ni trop gros ni trop petit. Par exemple, supposons que l'on décide d'informatiser les prêts bancaire. On peut identifier dans l'architecture des processus l'activité "Gérer un prêt". La technique largement éprouvée pour savoir si est en présence d'un bon Use Case est de se demander s'il y a un unique acteur principal, s'il a bien un début et une fin, une durée limitée équivalent à une transaction métier de quelques heures (mais ne peut pas s'étendre sur plusieurs jours) et s'il répond à la règle des dix-dix. Cette règle stipule qu'un Use Case est constitué d'environ 10 scénarios eux même constitués d'environ 10 étapes.
Dans notre exemple, on identifie plusieurs acteurs : le chargé de clientèle qui crée une demande de prêt, l'analyste qui étudie la demande et enfin le responsable des prêts qui valide la demande. Ces 3 acteurs vont bien déclencher les 3 Use Case : "Créer une demande de prêt", "Etudier une demande de prêt" et "Valider une demande de prêt". Chacun est constitué d'un dizaine de scénarios (nominal, alternatifs, cas d'erreurs fonctionnelles) chacun composé d'une dizaine d'étapes élémentaires (comme imprimer la demande pour signature du client).
Cette description peut être modéliser en UML à l'aide des diagramme de Use Case pour les acteurs et les dépendances, les diagrammes de séquence pour les scénarios et l'enchaînement des étapes, les diagramme de classe pour les entités métier manipulées.
Si en amont on a modélisé les exigences et les règles métier (avec des diagrammes de classe et d'activité UML), on peut mettre en œuvre la traçabilité entre les exigences/règles et les use case. Ce qui permet de vérifier que toutes les exigences/règles sont bien implémentées et permet de mettre en œuvre une automatisation de la gestion du changement avec étude d'impacts.
Les estimations sont calculées à partir de la méthode des points de Use Case qui donne aujourd'hui les résultats les plus proche de la réalité.
La conduite du projet est basée sur les Use Case qui donnent la priorité et le périmètre des itérations.
L'utilisation d'outils comme un AGL (Atelier de Génie Logiciel) est indispensable pour mettre en œuvre ces techniques : modélisation des processus, gestion des exigences/règles, modélisation des Use Case, traçabilité, estimation avec les points de Use Case, conduite de projet informatique, …
Attention à ne pas négliger la formation à la méthode et aux outils ainsi que de s'attacher au début les services d'un expert. Beaucoup de pédagogie et de communication permettront l'adhésion et la motivation de toute l'équipe, clé du succès du projet. 

 

Voir aussi le site :

Abandonnez le classicisme, relookez votre SI



15/08/2014
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